J’ai poussé cette porte
J’ai vu de la lumière.
Une lumière chaude et dorée
M’a accueillie à bras ouverts.
J’ai passé cette porte et je suis restée.
Elle n’était qu’un peut-être tout au plus susurré
Mais tenant sa promesse, je me suis installée.
Il y avait cette hôtesse des lieux
Magicienne des gestes, créant le merveilleux,
Terpsychore incarnée, muse à coup sûr.
Je lui ai souri, m’a souri en retour.
J’avais fait le plus dur.
Mon corps maladroit et lourd
Grâce à elle s’éveille.
Tout à tour heureux ou douloureux,
Grâce à toute sa bienveillance,
Mon corps, vous dis-je,vit une renaissance.
Dans mon corpore sano ma mens est sana,
Mon être dans son entier est tout en émoi.
Et moi, et elle, dansons, créons une étincelle
L’énergie libérée envole jusqu’au ciel
Nos âmes, nos esprits, nos cœurs
Ouvrant enfin en moi un canal de lumière.
Merci, ô ma muse, mon mentor, ma sensei
D’avoir ouvert la porte d’une prison qui me retenait.
Danser m’a rendue libre de me laisser aller
Et je te laisse aller à ton tour. A présent,
Va chercher ta lumière, il est plus que temps !
Va, illumine le monde de ta clarté
Que je puisse, où que je sois, mirer ta beauté.
