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    Dragibus le Dragon

    Dragibus le beau Dragon

    Venait de fêter ses cinq ans.

    Il n'était étonnamment pas très grand

    Et en guise de flammes, il soufflait des bonbons.

     

    Sa mère et son père, si fiers de ses frères,

    Désespéraient d'avoir un fils si étrange.

    Il ne serait jamais puissant, quelle misère!

    Ils l'abandonneraient à moins qu'il ne change.

     

    L'heure de l'épreuve avait sonné

    Peut-être n'était-ce pas une fatalité

    Ce cracheur de sucre pourrait peut-être

    Les surprendre et le feu souffler sur les têtes!

     

    A cinq ans, un rite faisait passer les dragounets

    De l'enfance insouciante à l'âge adulte.

    Ne pas réussir le test serait comme une insulte

    Aux parents du dragon bien mal élevé.

     

    Dragibus était inquiet car il savait qu'il faillirait

    A rendre heureux et fiers ses deux parents.

    Pourquoi être comme les autres était-ce si important?

    Ne pouvait-il être aimé simplement comme il était? 

     

    Les autres de son âge se mirent en rang

    Passant chacun son tour tous un peu tremblants.

    Le feu, la glace, l'acide , l'éclair même le vent

    Etaient des souffles de dragons forts et grands.

     

    Tous étaient passés, aucun n'avait échoué.

    Vint le tour de Dragibus qui était concentré.

    Il prit une grand inspiration, remplit bien ses poumons...

    Dragibus le Dragon

    Et lança un grand jet de milliers de bonbons!

     

    Tous le huèrent, tous se moquèrent

    Alors ses parents, plein de honte,  se fâchèrent.

    "Pars loin et vite, que l'on ne te voie plus jamais

    Tu n'es pas un dragon, tu n'es qu'un freluquet!"

     

    Ainsi s'en alla-t-il tout triste et tout penaud

    Sur une route l'éloignant de ces principes idiots.

    Il parcourut bien des kilomètres, bien seul

    Et se posa bientôt dans un village en deuil.

     

    Personne n'y avait le coeur à rire ni même à sourire,

    Les enfants étaient tous victimes d'un virus.

    Personne ne savait quelle médecine prescrire.

    Quémander l'aide de la créature fut décidé par consensus:

     

    Le chef du village alla trouver la créature

    Armé de son courage, pour lui demander

    Son aide car nul doute qu'elle saurait à coup sûr

    Quelle solution adopter pour les sauver.

     

    " Ami dragon, toi qui es un être magique,

    Peut-être sauras-tu soigner nos enfants?

    N'as-tu point en réserve un souffle angélique

    Tu es sans doute de nos Dieux le meilleur plan!

     

    Nos enfants naguère savaient rire et chanter,

    S'amuser, tournoyer, faire des bêtises et danser.

    Mais depuis peu nous ne savons quel mal les ronge

    Nos enfants sont tous pâles et  rien ne leur offre de doux songes."

     

     

    Dragibus, ennuyé, ne sut que répondre

    Mais ne pouvant refuser son aide à ces gens

    Il se mit à souffler dans la seconde

    Un vent de sucreries,  un véritable ouragan.

     

    Les gens se précipitèrent sur les bonbons

    Et les offrirent à leurs enfants en guise de remède.

    Le temps à attendre le miracle  ne fut pas bien long.

    Les enfants guérirent et le village fut en fête.

     

    Tous les aèdes chantèrent les louanges du Dragon freluquet

    Chassés par les siens car il ne savait souffler

    Que des bonbons en vague qui n'avaient de puissance

    Que celle de soigner les enfants tristes, avec aisance.

     

    Il fut le seul dragon chanté ainsi

    Il fut le seul dragon qui était ami

    Avec les humains, adultes ou enfants

    Qui savaient, eux, comme Dragibus était grand.

     

     

     

     Jolana

     

     

     

     

     


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  • Une couche de nuages

    Je regarde, je reste sage.

    Je reste là à l'affût

    D'animaux tombés des nues.

     

    Je vois  un grand lapin blanc

    Qui court, qui court dans le vent.

    Oreilles et queue en pompons

    Il force mon admiration!

     

               Le suit un bel écureuil                                      

    Queue en panache, quel orgueil!

    IL bondit sur des coussins,

    Nuages blancs de satin.

     

    Mais le vent soufflant trop fort, 

    Lapins, écureuils s'envolent.

    Ils laissent passer le sourire

    Du soleil pour m'éblouir!

     

    Une couche de nuages,

    Que j'observe en restant sage,

    Forme de beaux animaux

    Dignes des plus beaux tableaux.

     

    Jolana 

     

     

     


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