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    Et l'on croit toujours l'éphémère éternel,

    Pauvres âmes folles inconscientes du temps,

    Ou peut-être le sommes nous trop et repoussons

    Au plus loin possible l'inéluctable...

     

    Sans choisir, voilà accablées nos épaules frêles

    Du destin capricieux, qu'on souhaite contrôler tant.

    Mais le voile séparant la vie et la mort n'est qu'un pont,

    Que l'on voudrait infranchissable...

     

    Et pourtant sonne l'heure où le compte à rebours

    Sonne le glas où les âmes ont des comptes à rendre.

    Le poids de ton coeur léger et de ton âme belle,

    Te font t'envoler vers l'Ether infini...

     

     

    Jolana

     

     


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  • Ces instants gravés sur les clichés

    Que l'on peut revoir le coeur serré,

    Ils sont à tout jamais passés,

    Pourtant mémoire vive dans mon coeur.

     

    C'est un éclat de rire dans ta chambre

    C'est une chanson fredonnée ensemble

    C'est un matin côte à côte

    C'est ta présence , mon bonheur.


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    Ma bulle, faite de sève de notre amour

    Est notre lieu à vivre le jour,

    Notre abri où s'aimer la nuit.

    Nul importun ne nous y nuit.

    J'y chante pour toi des couplets et des refrains

    Dont les notes sont émises des vibrations de nos coeurs.

    Je t'écris des poèmes sur nos lendemains

    Et les lignes ne parlent que de notre bonheur.

    Restons cachés dans ma bulle, ne lâche pas ma main,

    Nous tenons éloignées les ombres envieuses,

    Sans amour, malheureuses comme des chiens.

    Je veux y vivre pour toujours, entourée de tes bras

    Dans notre bulle, notre amour ne finira pas.


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  • Jolana était bien triste en cette veille de Noël. Bien sûr, tous plein de jolis paquets enrubannés s'étaient entassés au pied du beau sapin tout étincelant de couleurs vives et de lumières clignotantes.

    Le salon sentait bon le repas qui se préparait dans la cuisine où les adultes s'affairaient. Jolana pensait bien que les cadeaux seraient à la hauteur de ce qu'elle avait mis sur sa liste. Elle savait tout le plaisir que ses parents éprouveraient lorsqu'elle ouvrirait ses paquets. Jolis livres, jolis jouets. Elle n'avait jamais été déçue, jamais.

    Pourtant cette année, elle savait que quoi qu'elle reçoive, rien ne la comblerait de joie. Non, pas cette fois. Pas cette année. Car quelques mois auparavant, Jolana avait perdu Flippie, sa jolie minette aux yeux d'ambre, au poil si doux, tout sombre, sa minette au coeur tendre qui savait toujours la réconforter. Rien ne pourrait combler le vide sidéral qui habitait son coeur glacé.

    Evidemment, Jolana prenait sur elle, elle ne voulait pas peiner ses parents. Mais la peine était bien là, réelle, si dure.

     

    Minuit retentit et l'on ouvrit les cadeaux. Tous rirent, tous s'embrassèrent, se remercièrent. Bientôt sonna l'heure du coucher.

     

    Jolana se glissa dans son lit, une petite pensée pour Flippie avant de dormir, une petite larme roulant doucement, en silence sur la joue.

    "Flippie, murmura-t-elle, je voudrais tant te revoir ma minette". Et Jolana s'endormit.

    .....................................

    Quelque chose chatouillait Jolana sur sa joue. Enfin, elle n'était pas très sûre, elle dormait, enfin elle pensait dormir. Elle passa sa main sur son visage pour chasser ce qui la gênait. Le chatouillis reprit de plus belle, ce qui cette fois réveilla pour de bon la fillette. Elle ouvrit les yeux mais il faisait noir. Enfin, un brin de lumière venant du réverbère à l'extérieur traversait les persiennes, qui lui permit de voir deux perles? au-dessus de son visage briller.

    Jolana se redressa complètement. Elle se frotta les yeux, les ouvrit plus grand et tenta de comprendre ce qu'elle voyait: un chat. Un chat? Comment ça un chat?

    - Que fais-tu là toi?

    - Bonjour Jolana, je suis Osiris. Je suis venue te chercher. La petite fille fit un bon dans son lit. Elle devait finalement dormir encore et rêver, ou alors elle rêvait toute éveillée...

    - Tu te rappelles de moi n'est-ce pas Jolana?

    - Euh... Un chat... Osiris... attends un peu... Osiris? La chatte de ma tante? Mais tu.. Mais tu es morte quand j'avais cinq ans!

    - Oui mais, vois-tu, en fait, nous les chats, nous ne mourrons pas, enfin pas vraiment... Je suis venue t'emmener. tu as rendez-vous.

    -Quoi?

    - Nous n'avons pas beaucoup de temps, lève-toi et mets ta robe de chambre.

    Le chat se mit sur ses deux pattes arrière, marmonna quelques paroles inintelligibles et une poussière argentée sortit d'entre ses coussinets et enroba Jolana. Une sorte de tourbillon se forma et Jolana fut aspirée.

     

     

     A suivre.....


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