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    Ma bulle, faite de sève de notre amour

    Est notre lieu à vivre le jour,

    Notre abri où s'aimer la nuit.

    Nul importun ne nous y nuit.

    J'y chante pour toi des couplets et des refrains

    Dont les notes sont émises des vibrations de nos coeurs.

    Je t'écris des poèmes sur nos lendemains

    Et les lignes ne parlent que de notre bonheur.

    Restons cachés dans ma bulle, ne lâche pas ma main,

    Nous tenons éloignées les ombres envieuses,

    Sans amour, malheureuses comme des chiens.

    Je veux y vivre pour toujours, entourée de tes bras

    Dans notre bulle, notre amour ne finira pas.


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  • Jolana était bien triste en cette veille de Noël. Bien sûr, tous plein de jolis paquets enrubannés s'étaient entassés au pied du beau sapin tout étincelant de couleurs vives et de lumières clignotantes.

    Le salon sentait bon le repas qui se préparait dans la cuisine où les adultes s'affairaient. Jolana pensait bien que les cadeaux seraient à la hauteur de ce qu'elle avait mis sur sa liste. Elle savait tout le plaisir que ses parents éprouveraient lorsqu'elle ouvrirait ses paquets. Jolis livres, jolis jouets. Elle n'avait jamais été déçue, jamais.

    Pourtant cette année, elle savait que quoi qu'elle reçoive, rien ne la comblerait de joie. Non, pas cette fois. Pas cette année. Car quelques mois auparavant, Jolana avait perdu Flippie, sa jolie minette aux yeux d'ambre, au poil si doux, tout sombre, sa minette au coeur tendre qui savait toujours la réconforter. Rien ne pourrait combler le vide sidéral qui habitait son coeur glacé.

    Evidemment, Jolana prenait sur elle, elle ne voulait pas peiner ses parents. Mais la peine était bien là, réelle, si dure.

     

    Minuit retentit et l'on ouvrit les cadeaux. Tous rirent, tous s'embrassèrent, se remercièrent. Bientôt sonna l'heure du coucher.

     

    Jolana se glissa dans son lit, une petite pensée pour Flippie avant de dormir, une petite larme roulant doucement, en silence sur la joue.

    "Flippie, murmura-t-elle, je voudrais tant te revoir ma minette". Et Jolana s'endormit.

    .....................................

    Quelque chose chatouillait Jolana sur sa joue. Enfin, elle n'était pas très sûre, elle dormait, enfin elle pensait dormir. Elle passa sa main sur son visage pour chasser ce qui la gênait. Le chatouillis reprit de plus belle, ce qui cette fois réveilla pour de bon la fillette. Elle ouvrit les yeux mais il faisait noir. Enfin, un brin de lumière venant du réverbère à l'extérieur traversait les persiennes, qui lui permit de voir deux perles? au-dessus de son visage briller.

    Jolana se redressa complètement. Elle se frotta les yeux, les ouvrit plus grand et tenta de comprendre ce qu'elle voyait: un chat. Un chat? Comment ça un chat?

    - Que fais-tu là toi?

    - Bonjour Jolana, je suis Osiris. Je suis venue te chercher. La petite fille fit un bon dans son lit. Elle devait finalement dormir encore et rêver, ou alors elle rêvait toute éveillée...

    - Tu te rappelles de moi n'est-ce pas Jolana?

    - Euh... Un chat... Osiris... attends un peu... Osiris? La chatte de ma tante? Mais tu.. Mais tu es morte quand j'avais cinq ans!

    - Oui mais, vois-tu, en fait, nous les chats, nous ne mourrons pas, enfin pas vraiment... Je suis venue t'emmener. tu as rendez-vous.

    -Quoi?

    - Nous n'avons pas beaucoup de temps, lève-toi et mets ta robe de chambre.

    Le chat se mit sur ses deux pattes arrière, marmonna quelques paroles inintelligibles et une poussière argentée sortit d'entre ses coussinets et enroba Jolana. Une sorte de tourbillon se forma et Jolana fut aspirée.

     

     

     A suivre.....


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  • Je me noie. Dans une mare, une mare de sang. Le mien.

    Il est noir, évoluant sur l'eau. Mon souffle souillé atteint sa dernière limite.

    Je me noie.

    Je suis blessé mortellement. Plus de lendemains chantants pour moi.

    Je suis prisonnier de cette tombe liquide sombre dans laquelle tout prend fin. Fin, ici et aujourd'hui.

    Quelques larmes seront versées sans doute à travers les écrans ce soir, demain encore sans doute... Puis elles tomberont dans l'oubli offert par le quotidien.

    Je me noie, moi le grand Albatros, celui qui sut inspirer vos poètes. Je me noie moi le grand Albatros, dans une mare de sang car j'ai été happé par un de vos navires.

    Mon sang invisible se mêle au fuel qui coule à n'en plus finir.

    Je meurs pour que roulent vos vies bien égoïstes.

    Je meurs, j'étais beau, j'étais en vie, je volais dans les grands airs que vous ignorez.

    Je meurs non pas par le cycle de la vie et son bel équilibre. Je meurs car vous n'avez cure de ce qui vous entoure.

    Je tire ma révérence et fais retentir mon chant du cygne, moi le Grand albatros.

    Ne m'oubliez pas trop vite quand même car lorsque vous ne saurez même plus mon nom alors sonnera l'heure pour vous de baigner à votre tour dans une mare sombre où tout prend fin.

    Et la boucle sera bouclée.

     

     

     


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  • Pâte à tartiner

    Neige sur le chocolat

    Noisette délice.

     

    Pépite cachée

    Au creux du pied de l'arbre

    Heureux écureuil.

     

     


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  • Larme cristalline,

    Pure comme l'amour,

    Fidèle comme l'aubépine,

    Promesse pour toujours.

     

    Les joues comme des monts

    Où coulent inexpliquées,

    Le coeur en adoration,

    Les larmes colorées.

     

     

     

     

     

     


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